L’École de Valence a organisé une session en streaming, à la suite de celle qui s’est tenue quelques jours auparavant, destinée à exposer les concepts gouvernant le contrôle officiel du bétail, avec la participation du Conseil de l’Agriculture, de l’Environnement, du Changement climatique et du Développement durable. Cette session a approfondi les points suivants : le rôle que la nouvelle réglementation confère au vétérinaire d’exploitation dans la question sanitaire, mais aussi dans la sécurité alimentaire ; comment l’inspection officielle vérifie-t-elle le respect du « Pack Hygiène » et maintenant aussi les engagements environnementaux du « Pacte vert » et la stratégie « De la ferme à la table ». Si la première session a duré 4 h 30, celle-ci a largement dépassé les 5 h.
Pack hygiène et Pacte vert
Ismaël Serrablo, docteur vétérinaire, chef du service de sécurité et de contrôle de la production agricole, a présenté la législation en vigueur.
Comme l’a rappelé le Docteur Serrablo, l’actuelle « architecture législative » de l’UE a été déclenchée par la crise de la « vache folle ». Celle-ci ainsi que les défaillances relevées dans l’analyse et la communication des risques ont d’abord débouché sur l’élaboration du « Livre blanc sur la sécurité alimentaire », qui a déjà introduit une approche globale de la chaîne alimentaire. Elles ont également provoqué la création de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority, EFSA) et ont favorisé le « pack hygiène ».
À partir de cette situation, en 2020, la Commission a fait un nouveau pas en avant avec l’adoption du Pacte vert qui vise à « concilier notre système productif avec les besoins de la planète ». Un accord qui, en matière alimentaire, s’est concrétisé avec la « Stratégie de la ferme à la table ».
Ce programme définit des objectifs quantifiés pour 2030 : réduire de 50 % le recours aux antibiotiques, les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation des pesticides et de 20 % celle des engrais. Cette stratégie a des ramifications dans toute la chaîne, car elle implique d’agir contre le gaspillage et d’imposer le critère de durabilité dans la production, la transformation, la distribution et la consommation alimentaire. « Tout cela place l’élevage au centre », a-t-il conclu.
Traduit de l'espagnol, article disponible sur la plateforme Portal Veterinaria
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