La concentration sanguine de glucose est souvent mesurée lors d’une épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO), mais celle-ci n’est pas considérée comme utile dans le diagnostic du syndrome métabolique équin (SME) ou du dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse (DPIH) ou maladie de Cushing. L’objectif de cette étude rétrospective a été d’examiner si le changement de la concentration sanguine de glucose au cours d’une HGPO correspondait aux indicateurs du syndrome métabolique équin ou du DPIH, notamment l’insuline sérique et l’ACTH plasmatique, les observations cliniques, l’âge, le sexe, la race et la dose à l’épreuve.
La cohorte a inclus 149 chevaux, chevaux miniatures et poneys chez lesquels une HGPO a été effectuée dans l’alimentation, suivie par un examen clinique entre 2015 et 2021. Les diagnostics suivants ont été effectués chez les animaux : métaboliquement sains, dérégulation de l’insuline, PPID ou les deux endocrinopathies.
L’augmentation moyenne ± d’erreur type de la glycémie pendant l’HGPO a été de 3,41 ± 0,21 mM, et ce changement a montré une faible corrélation positive avec l’augmentation de la concentration sérique d’insuline (r = 0,36 ; p = 0,001), la note d’état corporel (BCS ; r = 0,26 ; p = 0,002) et la note d’encolure et du chignon (CNS ; r = 0,38 ; p = 0,001). L’augmentation médiane [intervalle interquartile] de la glycémie chez les chevaux miniatures (5,25 [2,98-6,5] mM) a été plus de deux fois supérieure à celle observée chez les chevaux de taille normale (2,4 [1,33-3,45] mM ; p = 0,03). Chez les animaux métaboliquement sains, l’augmentation de la glycémie au cours d’une HGPO (+2,2 [1-3,5] mM) a été plus faible (p = 0,001) que chez les animaux souffrant de SME (+3,8 [2,73-5,33] mM) ou des deux maladies endocriniennes (+6,1 [3,6-6,85] mM). La dose de dextrose a eu un effet sur la réponse glycémique, des doses plus élevées entraînant des réponses plus importantes (p = 0,001).
La variabilité de ces données montre que les réponses glycémiques basales et post-prandiales à une HGPO ne sont pas appropriées en tant que marqueurs diagnostiques autonomes du SME ou du DPIH. Toutefois, l’association entre la glycémie et le système nerveux central plaide en faveur de l’utilisation du système nerveux central lors de l’évaluation des animaux pour un SME.
https://www.veterinary33.com/equine/latest-news/1951/oral-glucose-test-in-horse.html
Liste
Ajouter
Merci pour votre commentaire